Connaissez-vous l’adage qui dit « ce sont les petits ruisseaux qui font les grandes rivières » ? Concrètement, il signifie simplement qu’un ensemble de petites actions contribuent à faire croître une grande cause.

Le métier de recruteur de donateurs s’inscrit complètement dans cette démarche.

Le recruteur de donateurs, c’est cette personne que vous croisez dans la rue armée de son plus beau sourire et d’un enthousiasme à toute épreuve. C’est celle qui vous interpelle pour vous demander quelques minutes de votre temps alors que vous marchez d’un pas pressé. S’il a la chance que vous vous arrêtiez, il vous déroule alors son discours et fait son possible pour vous sensibiliser à une grande cause.

L’objectif étant, in fine, de vous amener à y contribuer en devenant donateur.

Un job difficile mais gratifiant

Le moins que l’on puisse dire, c’est que ce métier n’est pas des plus faciles. Les personnes qui l’exercent doivent savoir faire face à l’indifférence, aux mauvaises excuses et à l’hypocrisie des gens qu’ils abordent. Patience et

L’ONG Médecins du Monde avait d’ailleurs lancé une campagne de sensibilisation intéressante fin 2015 sur ce thème, détournant les excuses des passants face aux recruteurs et les transposant à la réalité du terrain :

Si la stratégie culpabilisante est discutable (après tout, on est libre de ne pas donner si on ne le souhaite pas), elle a le mérite de montrer à quoi servent concrètement les donations.

Heureusement pour les recruteurs, leurs approches ne se soldent pas toutes par un échec. Certaines personnes prennent le temps d’écouter leurs arguments, même s’ils savent que l’issue sera de mettre la main au portefeuille.

C’est aussi ce qui fait que ce job est très gratifiant malgré les difficultés qu’il représente : il permet d’apporter sa pierre à l’édifice d’un monde plus solidaire, simplement en entrant en contact avec des gens.

Je vous conseille la lecture de cet article, où des personnes témoignent de leur expérience en tant que recruteur. Très instructif !

Une méthode qui paye !

Actuellement, la collecte de rue est le moyen le plus rentable pour remplir les caisses des ONG.

Initiée par l’organisation Greenpeace dans les années 90, la collecte de rue (street fundraising en anglais) a permis de toucher un plus large panel de donateurs potentiels.

A l’origine, la méthode de collecte traditionnelle consistait surtout à contacter par courrier ou mail des personnes plus âgées. En effet, cette tranche de la population bénéficie généralement de plus de moyens que les jeunes et est donc plus susceptible de donner à des œuvres de charité que les jeunes, moins fournis financièrement.

Dans son livre intitulé ONG & Cie : mobiliser les gens, mobiliser l’argent, le sociologue Sylvain Lefèvre explique ainsi qu’en 2007, deux-tiers des adhérents à Greenpeace France avaient 30 ans ou moins. Un renversement de tendance directement dû à l’action des recruteurs de donateurs sur le terrain, jour après jour.

Il faut dire que le principe de la contribution libre est un argument qui fait mouche, notamment auprès des plus désargentés (re-coucou, les jeunes !).

Mais ne disposer que de peu de moyens ne signifie pas qu’on ne peut pas aider à son échelle. Les donations étant libres, elles peuvent varier du prix d’un café par semaine à beaucoup plus si l’envie et les moyens le permettent.

Autre argument choc, le fait que les donations soient déductibles des impôts. En choisissant de donner à une association et en le déclarant, la somme totale des dons à l’année est partiellement déduite de ce que vous devez à l’État. C’est toujours bon à savoir !

Le job de recruteur de donateurs vous intéresse ? Vous pouvez commencer par chercher des offres sur le web, elles ne manquent pas. Consultez également les propositions d’emploi publiées directement sur les sites des ONG, ou passez par le site recruteurdedonateurs.com qui est spécialisé dans ce domaine.

La parole est à vous en commentaires ! Que pensez-vous de ce métier ? L’avez-vous déjà exercé vous même (dans ce cas, votre retour d’expérience nous intéresse particulièrement) ? Et quelle est votre réaction lorsqu’on vous aborde dans la rue pour vous demander de soutenir une organisation humanitaire ?

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