Aujourd’hui, j’accueille une artiste canadienne dans les pages d’Out the Box. Son nom ? Aurélie, alias Liliflore ! A travers cet article très complet, Liliflore va vous expliquer comment vous initier à la peinture. Elle va également vous aider à identifier le type d’artiste que vous êtes en votre for intérieur. L’objectif : commencer la peinture sans stress quant au résultat, et trouver un sens et du goût à cette activité créative. C’est parti !

 


Débuter en peinture, ou toute autre activité artistique, c’est toujours plein de questions qui se bousculent dans notre tête. En faisant des recherches pour écrire cet article, je me suis rendue compte que le sujet avait déjà été traité maintes fois… mais pas d’une façon qui me satisfaisait ! J’ai alors voulu avoir une approche différente, et surtout qui vous permettrait d’avancer également dans votre cheminement personnel.

Car ne nous le cachons pas, l’art c’est exprimer son « Moi » de façon visuelle, et idéalement sans filtre. Ce n’est donc pas simplement une activité artistique, c’est un chemin personnel et intime vers notre Être intérieur.

Boum, j’en ai peut-être déjà perdu quelques-unes en chemin. Ah oui, au fait, pour alléger le texte, j’utilise le féminin dans mes articles depuis quelques temps. Mais bien sûr, cela n’a aucune valeur discriminatoire et sachez, Messieurs, que vous êtes tout autant considérés dans mes propos.

J’ai aussi écrit dernièrement un e-book intitulé « Osez devenir l’Artiste en Vous ! » : vous pouvez l’obtenir gratuitement en vous abonnant sur mon site web.

Mais revenons à nos moutons.

Commencer la peinture : ce que l’on croit qu’il faut faire

Rentrons dans le vif du sujet: cet article aurait pu être une simple liste du matériel de base nécessaire pour commencer la peinture (liste que vous pouvez télécharger ici).

Avec des conseils du genre :

• Commencez avec la peinture acrylique, c’est plus facile ;
• Apprenez à recopier certaines peintures que vous aimez ;
• Regardez des tutoriels sur YouTube, y’en a des tonnes (j’en ai quelques uns sur ma propre chaîne YouTube);
• Inscrivez-vous à des cours d’art pour vous discipliner ;
• etc.

Donc, voilà, l’article serait déjà terminé.

Liliflore –
Blue (reproduction interdite)

Et vous auriez tout le kit de base, vous seriez abonnée à plein de chaînes YouTube super intéressantes, vous auriez même commencé à suivre quelques cours, et puis au bout de quelques temps, votre kit aurait pris la poussière tandis que votre toile serait restée indéfiniment en cours.  Vous feriez alors partie de cette innombrable quantité de personnes que je rencontre à chaque exposition et qui me disent : « Ah, j’ai commencé la peinture il y a un temps, j’aime ça, mais je n’ai pas vraiment de talent » ou « Je n’ai pas le temps, ni d’espace »…

Ça vous tente d’essayer une autre approche ? Essayons ensemble d’aller plus loin en vous permettant d’entrevoir quelle attitude avoir à long terme pour commencer la peinture pour de bon !

Si vous étiez artiste, de quel type seriez-vous ?

Voilà une question très importante. Car faire de la peinture, comme je le disais au début de cet article, ce n’est pas qu’un simple hobby : c’est un chemin vers soi, vers sa propre créativité. Pourquoi alors ne se pose-t-on jamais la question de qui nous serions (sommes) en tant qu’artiste ?

Nous avons toutes une personnalité différente quand nous sommes en train de faire de la peinture : perfectionniste, joueuse, rêveuse, colorée, noir et blanc etc. Et bien sûr, nous ne sommes pas enfermées dans telle ou telle catégorie, car l’art est un espace de liberté. Nous pouvons donc être tour à tour perfectionniste, rêveuse ou les deux à la fois.

Pour simplifier l’exercice que nous allons faire ici, je vais toutefois décrire deux catégories prédominantes :

1. l’Artiste perfectionniste pour qui les heures d’essai-erreur-modifications ne comptent pas tant que le résultat final est beau ;
2. l’Artiste joueuse qui veut avoir du plaisir, être dans le « Faire » et ne se soucie pas du résultat, si c’est beau, tant mieux, sinon, c’est pas grave, on recommence !

Vite sans réfléchir, dans quelle catégorie vous placez-vous ?

Il n’y a pas de mauvaise réponse, il n’y a que VOTRE réponse. Il y a également de fortes chances que vous soyez un doux mélange de ces deux catégories. Personnellement, c’est mon cas. Mais là encore, pour simplifier mes explications, je vais garder ces deux catégories bien distinctes et développer un peu ces approches complètement opposées.

Et même si vous vous considérez comme appartenant pleinement à une seule de ces catégories, je vous invite à lire la description des deux approches. Ceci afin de ne pas vous enfermer vous-mêmes dans ce que vous croyez « être » et ainsi, laisser l’artiste en vous s’exprimer sans limites imposées, même par vous (surtout par vous). Et aussi parce qu’il y a beaucoup de choses intéressantes que je vais écrire dans le premier chapitre et qui sont valables pour les deux catégories.

Faire du beau – l’Artiste perfectionniste (catégorie 1)

On retrouve dans cette catégorie notre côté perfectionniste, ordonné, réaliste, mais aussi cette partie de nous qui a besoin de reconnaissance dans le regard des autres. Car la plupart du temps, faire du beau nous assure une certaine reconnaissance de notre travail.

Mais laissons ce dernier aspect de côté. Je vais m’intéresser ici à notre côté « réaliste » surtout.

Prélude – Préparer le travail avant de peindre

Lorsqu’on commence la peinture, il est nécessaire d’avoir des points de repères. Et notre premier réflexe et de vouloir reproduire quelque chose que l’on aime, donc, que l’on trouve beau. C’est un bon réflexe. Qui aurait envie d’apprendre la peinture pour reproduire quelque chose qu’elle trouve laid ?

Dans un premier temps, recherchez alors les sujets que vous aimeriez traiter : paysages, animaux, portraits… Je laisse l’abstrait de côté, car cela va être difficile de reproduire fidèlement de l’abstrait dans un premier temps. Si vous pensez être de la catégorie 1 et que c’est l’abstrait qui vous attire, je vais vous décevoir en vous disant que vous allez devoir faire des efforts pour vous rapprocher de la catégorie 2.

Liliflore – Charley (reproduction interdite)

Donc, disons que vous décidez de choisir les animaux comme sujet de départ. Cherchez sur le net des images de peintures d’animaux.

Oui, de peintures ! Car cela sera plus facile de reproduire une peinture plutôt qu’une photo (attention aux droits d’auteur : on parle ici d’une pratique pour soi, donc pas de vendre ni de donner ensuite une œuvre inspirée de l’œuvre de quelqu’un d’autre sans son consentement!). Évitez les peintures trop réalistes, car cela reviendrait au même niveau de difficulté que de reproduire une photo.

Si vous êtes bonne en dessin, reproduisez-le directement, et si vous n’êtes pas bonne ou paresseuse comme moi, décalquez-le tout simplement (ou utilisez un projecteur). La triche n’existe pas en art !

Je répète :

LA TRICHE N’EXISTE PAS EN ART !!!

Seule la copie sans consentement en vue de vendre, donner ou faire sa promotion est interdite.

Vous voilà donc avec les contours d’un dessin, vos tubes de peintures, vos pinceaux, de l’eau, une palette, un tablier (n’oubliez pas !!!), une image à reproduire et aucune idée de ce qu’il faut faire ensuite !

Et voilà, vous êtes une artiste, car c’est exactement ce que ressent toute artiste en commençant une toile ! Même après des années de pratique !

Tout le flafla de la vision, de la démarche, tout les blablas sur les raisons, les explications… ce ne sont que des mots pour nous rassurer, pour partager avec les autres. Mais quand nous sommes devant notre toile, rien de tout cela n’existe.

L’artiste est comme une enfant qui va faire un dessin.

Suite de l’opération – Peindre un chef d’œuvre…

Mais revenons à notre artiste de catégorie 1, perfectionniste, réaliste et qui veut faire du beau. Vous avez donc un défi : reproduire quelque chose pour que ça s’approche le plus possible de l’original.

Première erreur : commencer sur une toile.

Je m’explique : imaginez que vous n’êtes pas du tout adepte de la course à pied, ni sportif de haut niveau, et que vous souhaitez relever le défi de courir un marathon dans un avenir proche. Il s’avère que le lendemain matin, un marathon part dans votre ville et que vous pouvez encore vous inscrire.

Allez-vous le faire ? Non. Première étape : vous allez vous faire un horaire d’entraînement (que vous allez plus ou moins respecter selon votre degré de discipline) et vous allez pratiquer le plus possible avant de vous inscrire probablement à un semi-marathon. Ensuite viendra peut-être le marathon. Et même si vous êtes du genre à vous inscrire direct au marathon sans passer par le « semi », vous allez vous entraîner d’abord…

Alors pourquoi diable lorsque quelqu’une veut commencer la peinture elle achète une toile ?

Les habitudes à prendre – Faire de la peinture à long terme

Achetez-vous du papier d’entraînement : papier toilé ou papier « technique mixte » (mix média). Et la bonne nouvelle c’est que si c’est réussi, vous pourrez toujours le mettre dans un cadre photo ou le coller sur une toile vierge.

Mais attention à ne pas partir avec cette idée en tête lorsque vous commencez, car ce serait comme partir courir 5 km le soir après le boulot, et dire « oh tiens ça à l’air de bien aller, je vais faire 42 km finalement »…

Exemple : à mon cours aujourd’hui avec mes élèves, on a travaillé les yeux des animaux. J’ai choisi des yeux simples, genre hibou / aigle, et au lieu de faire un hibou ou un aigle, nous avons fait plein d’yeux sur du papier. Et ce qui est très drôle, c’est que lorsque j’ai sorti mes modèles, une de mes élèves a dit : « J’aurais juré que tu ne nous ferais pas faire des yeux de hibou, ça a l’air tellement simple ! »

Mais au fur et à mesure de la pratique, elle ne trouvait plus ça simple du tout ! Et pourtant, c’était juste des courses d’entraînement de 5 km, hihi…

Donc, si vous souhaitez faire une toile en particulier, déconstruisez dans un premier temps le sujet en plusieurs sections : le fond, les couleurs de l’animal, les yeux, le bec, les plumes, les pattes… et travaillez ces éléments sur votre papier avant de le faire sur votre toile. Faites des essais-erreurs. Faites avancer votre toile petit à petit.

Étape 1 : essais de fond sur le papier jusqu’à obtention de quelque chose que vous aimez;
Étape 2 : fond sur la toile;
Étape 3 : essais pour les couleurs de l’animal (mélanges ou couleurs pures);
Étape 4 : apposition des couleurs de base de l’animal sur la toile;
Étape 5 : entraînement pour faire l’œil;
etc…

Ces étapes peuvent se faire le même jour ou pas, tout dépendant du temps que vous avez, du temps que vous mettez aussi à faire vos essais. Mais rappelez-vous, nous sommes dans la catégorie 1, celle de l’Artiste perfectionniste qui veut avoir un beau résultat : le prix à payer, c’est le temps que cela mettra !

Vous serez alors peut-être parfois tentée de devenir une artiste de la catégorie n°2. Ou bien prendre une toile et vous essayer au chef d’œuvre tout de suite. Faites-le, mais quelque soit le résultat des courses, ne vous découragez pas pour la suite. Car rappelez-vous : ce serait comme courir un marathon après seulement deux ou trois semaines d’entrainement…

Passons à la catégorie 2.

C’est beau de faire – l’Artiste joueur (catégorie 2)

On retrouve dans cette catégorie notre partie plus joueuse, enfant, rêveuse, insouciante. L’enfant fait un dessin entièrement de la même couleur car il aime cette couleur, et il adore le geste. Peu importe si le résultat n’est qu’un gribouillis vert.

Il s’en met plein les mains, et souvent, quand on fait de la peinture avec les petits, c’est assez rapide de repérer ceux qui sont dans le « Faire » : ils peignent avec leur pinceau sur la feuille, mais aussi sur la table, sur leurs bras, voire sur le visage des autres…

Très jeunes, ils sont tous comme ça : NOUS sommes tous comme ça. Mais avec l’âge vient l’envie de faire du beau (et donc de se rapprocher de la catégorie 1.).

Prélude – Peindre comme un enfant


Si vous étiez encore suffisamment connectée avec votre enfant intérieur, vous n’auriez pas vraiment besoin de conseils pour commencer à peindre : vous auriez déjà pris une feuille et des crayons ou de la peinture et commencé à barbouiller.

Donc, si vous lisez cet article et que vous pensez être de la catégorie 2, c’est que vous aimeriez grandement faire de l’abstrait, ou vous amuser à peindre sans attente, mais que votre enfant intérieur est dans une petite prison que vous lui avez faite avec l’aide des codes sociaux… Rassurez-vous, nous sommes tous pareils !

La première étape c’est donc de le reconnaître : travaillez sur vous pour vous débarrasser de l’envie de faire du beau, et acceptez le fait que si vous souhaitez simplement vous amuser, votre peinture ne ressemblera à rien (personnellement, j’en fais encore régulièrement des comme ça, et J’ADOOOORE ÇA).

La meilleure façon de faire (en tout cas, c’est ma façon, et ça marche super bien pour moi) : faites de la peinture avec des enfants de 3-4 ans max… si vous n’avez pas d’enfant de moins de 4 ans à portée de main, regardez sur le net pour vous en inspirer, et utilisez une de ces techniques suivantes :

• si vous êtes droitier, peignez de la main gauche, et vice-versa ;
• faites des jeux de peinture rigolos avec d’autres adultes non artistes, comme vous, du genre « Pictionnary » mais avec de la peinture, ou échange de feuille en cours toutes les 10 minutes ;
• amusez-vous à fermer les yeux régulièrement pendant votre peinture ;
• retournez votre feuille de papier toutes les 5 minutes ;
• peignez en tenant votre pinceau avec vos pieds, ou avec votre bouche, ou simplement en le tenant tout au bout avec juste deux doigts ;
• incorporez des éléments inusités ;
• faites des traces avec tout ce qui vous tombe sous la main ;
• etc.

Et bien sûr, comme je l’ai écrit dans le chapitre précédent, n’essayez pas de courir un marathon alors que vous n’avez jamais fait de course à pied. Utilisez du papier toilé ou des feuilles de techniques mixtes pour vous entraîner au lieu de prendre tout de suite une toile !

Suite de l’opération – Apprendre de ses expériences picturales

Bon, et ensuite, qu’est-ce qu’on fait avec toutes ces feuilles barbouillées ?

On fait le tri : regardez-les de près, et entourez ou découpez les endroits que vous avez aimé faire, ceux dont vous aimez le résultat, et ceux, si vous êtes chanceux, qui répondent à ces deux critères en même temps (ce qui est très rare, ne vous inquiétez pas).

Ils vont être vos guides pour la suite, vous pouvez les exposer sur un de vos murs et vous en inspirer.
Cherchez également sur le net des peintures abstraites ou semi-réalistes qui vous attirent et imprimez-en quelques unes pour vous inspirer aussi.

Vous allez aussi sûrement remarquer qu’il y a des moments plus propices pour vous amuser de cette façon : personnellement, je préfère le matin avant de faire tout autre chose, ou au contraire le soir une fois que la journée est finie.

On dirait que pendant la journée, mon cerveau logique est trop bien branché pour réussir à me mettre dans cet état de jeu léger. Notez alors quels sont vos moments de peinture préférés et tâchez de vous dégager du temps à ces moments-là.

Les habitudes à prendre – Faire de la peinture à long terme

Au fur et à mesure de vos essais, vous allez donc vous retrouver avec une liste de gestes/couleurs/textures/effets que vous aimez faire et en parallèle, un ensemble de petits bouts dont vous aimez le résultat et que vous pouvez exposer chez vous.

Apprenez à maîtriser (plus ou moins car le hasard est toujours intéressant et présent dans l’abstrait) tous ces gestes/couleurs/textures/effets qui vous donnent tant de plaisir en les faisant. Puis, faites le tri dans ce qui est « montrable » ou pas. En effet, vous êtes dans le faire, alors amusez-vous et réfléchissez après !

Liliflore – orage (reproduction interdite)

Les créations qui ont une belle esthétique, qui sont donc « belles », vous pouvez alors les encadrer ou les coller sur une toile (marouflage).

Et après : faites attention de ne pas tomber dans le piège de vous auto-copier tout le temps et n’oubliez pas de vous amuser ! Vous pouvez aussi vous inspirer des multiples techniques différentes qui existent en peinture et qu’on retrouve sur YouTube à la tonne : pouring, encres, collage, etc.

Si vous pensez être plutôt de cette catégorie d’artiste, je vous suggère très fortement d’envisager la méditation juste avant de peindre, et ce pour vous aider à faire le vide dans votre esprit et effacer vos attentes de résultats. Attention, méditation ne veut pas forcément dire être assise en tailleur. Vous pouvez danser sur de la musique folle, faire du coloriage pour enfant, faire la vaisselle, prendre une douche, ou tout autre activité automatique qui vous plaît et vous vide le cerveau.

Passons maintenant à une catégorie d’artiste plus courante : un doux mélange entre l’enfant joueur et le perfectionniste réaliste.

Catégorie 3 : je veux m’amuser ET que le résultat soit beau

Autrement dit « Je veux tout » !

Et pourquoi pas ?

Je me classe dans cette catégorie.

Alternance de période réaliste-perfectionniste et de période joueuse-rêveuse

J’ai souvent des alternances de période : pendant 1 ou 2 mois, je ne peins que des choses réalistes, puis, les 2 mois suivants, l’abstrait revient… Au début, je pensais que cela voulait dire que je ne savais pas qui j’étais comme artiste, que je n’avais pas trouvé mon style !

Et bien au contraire, c’est l’inverse : je suis ces deux artistes à la fois. Je me dois de l’accepter et de vivre en équilibre avec ça. Je ne peux pas forcer les choses et m’enfermer dans un processus purement abstrait ou purement réaliste, car ce n’est pas moi. Et l’avantage de cette alternance de période est l’énorme potentiel d’apprentissage.

Je vous conseille fortement d’essayer d’alterner vos projets réalistes avec des phases abstraites : vous en ressortirez grandi à tous les coups !

Équilibre réalisme / abstrait dans la même création

Depuis quelques temps, j’arrive dès le début d’une toile à me laisser porter par qui je suis au fur et à mesure de l’évolution de l’œuvre, et mes deux facettes artistiques se côtoient. C’est le processus que je préfère. Certaines personnes arrivent à cet équilibre très rapidement, et pour d’autres, c’est plus long.

Cela n’a rien à voir avec votre expérience dans la peinture, mais plutôt avec votre cheminement intérieur.

Si, comme moi, vous avez beaucoup d’attentes sur « qui vous voulez être », votre résistance sera d’autant plus grande et le temps pour arriver à l’équilibre aussi. Si vous pratiquez plutôt le lâcher prise et que vous êtes quasiment un maître zen, vous arriverez bien plus vite à cet équilibre car vous êtes sûrement quelqu’un très à l’écoute de « ce qui est » et non de « ce que vous aimeriez qui soit ».

Une recette pour trouver cet équilibre?

D’après mon expérience, voici comment faire pour permettre à ces deux parties de notre « Artiste intérieur » de s’exprimer sur la même toile :

Étape 1 : Le nez collé à votre toile, ou au contraire, le pinceau tenu du bout des doigts et les yeux plissés, vous êtes dans le faire à 100 %! Les couleurs et les textures sont votre guides, le résultat ne compte pas. Vous oubliez de manger, voire de prendre votre respiration, hihi. Vous devez vous immiscer dans la catégorie 2.

Étape 2 : Quand vous sentez votre premier moment de « jeu » passé, posez votre pinceau, prenez du recul et analysez la situation. Que vous dit alors votre intuition/envie : je devrais revenir à quelque chose de plus réaliste, je pourrais rajouter telle couleur, je pourrais tracer le contour d’un oiseau… ? Faites travailler votre esprit logique. Vous êtes retournée dans la catégorie 1.

Étape 3 : Consacrez du temps à la décision que vous avez pris juste avant. Recherche sur le net, décalquage, dessin et peinture de l’élément (catégorie 1 toujours).

Étape 4 : Prenez à nouveau du recul, et voyez si vous avez un espace dans votre toile qui redemande d’être travaillé, et si oui, de quelle façon : jeu ou réflexion ? Catégorie 1 ou 2 ?

Étapes suivantes : Naviguez entre ces 2 façons de peindre en alternance. Cela peut se faire sur plusieurs jours / semaines.

Voici un article qui illustre bien mon propos : une mère finit les peintures de sa petite fille, sauf que dans votre exercice, vous devez être votre propre petite fille (ou petit gars pour les messieurs).


Dernière étape : acceptez l’échec !

100 % des gens qui ont réussi, ont échoué juste avant. Donc, si vous échouez : FÉLICITATIONS, vous êtes sur le chemin de la réussite ! Oh yeah !!!

La non-réussite, c’est l’abandon, et si vous saviez le nombre de gens qui ont abandonné juste avant de réussir, ils s’en mordraient les doigts ! N’en faites pas partie et continuez d’échouer avec le sourire.

Félicitations, vous faites de la peinture!

Et oui ! Au fur et à mesure que vous avancerez dans ce processus, vous aurez envie de découvrir de nouveaux outils et de les essayer. Et c’est de cette façon que vous allez développez votre technique : grâce à votre curiosité.

Et au fur et à mesure que vous peindrez, votre « personnalité » en tant qu’artiste va évoluer, changer, grandir. De perfectionniste à joueur en passant par des périodes en noir et blanc, vous ne pouvez pas savoir d’avance ce qui vous attend, car ce n’est pas vraiment vous qui décidez, c’est le pinceau !

Alors n’attendez pas que quelqu’un fasse tout à votre place pour commencer à faire de la peinture, car TOUT EST EN VOUS ! Rappelez-vous l’enfant que vous étiez et qui n’avait besoin que d’un peu de purée de petit pois pour créer tout une œuvre 3D verte sur son visage, la table, le sol et parfois même atteindre le plafond…

Vous voulez commencer la peinture même si vous n’y connaissez rien ? Prenez de la peinture, et commencez ! Votre pinceau vous guidera dans une des directions décrites dans cet article, et à vous de reconnaître laquelle pour adopter la bonne attitude ensuite.

Et si vous souhaitez éviter quelques pièges et suivre un guide, n’hésitez pas à vous inscrire ici pour obtenir gratuitement mon e-book « Osez devenir l’Artiste en vous ! » dans lequel je vous partage mon expérience dans ce processus.

Vous retrouverez également une grande partie de cet article sous format vidéo sur ma chaîne YouTube ou bien sur mon blog.

J’ai également créé un groupe Facebook : « Couleur peinture : conseils bienveillants pour artistes peintre débutants« . Vous êtes les bienvenues !

En espérant que cet article vous ait donné encore plus l’envie de vous mettre à peindre, même si vous n’y connaissez rien…

Amusez-vous bien, et partagez cet article à ceux qu’il pourra aider selon vous. Je me ferai un plaisir de lire et de répondre à vos commentaires !

LiliFlore

Sur Facebook : LiliFlore-Artiste peintre
Sur la toile : liliflore.ca

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