Si vous êtes déjà allé dans un casino, vous avez sans doute remarqué à quel point les machines à sous sont populaires.

Leur simplicité joue pour beaucoup dans ce succès : un seul levier à tirer ou bouton à appuyer et vous pouvez potentiellement tirer le gros lot ! Un jeu de hasard très addictif, pour certains.

Nées au XIXe siècle au pays de l’Oncle Sam, elles sont toujours l’un des meilleurs hits parmi les jeux de casino. On estime d’ailleurs qu’environ 30 % des bénéfices des casinos proviennent de ces machines !

Disponibles dans les casinos physiques comme ceux en ligne, elles sont partout et il existe des milliers de jeux parmi lesquels choisir (comme l’incontournable Mega Moolah, très apprécié des amateurs en la matière).

Qu’on les appelle « machines à sous » (France), « pokies » (Australie, en référence aux symboles de poker que la toute première machine affichait) ou encore « fruit machine » (en Angleterre, car beaucoup de machines classiques avaient des fruits pour symboles), ces jeux ont une longue et riche histoire derrière elles.

Qui a inventé les machines à sous ?

Sittman et Pitt, les précurseurs

La première occurrence de ce qui ressemble le plus à une machine à sous remonte à 1891. On doit l’invention à l’entreprise Sittman & Pitt, basée dans le quartier de Brooklyn à New York.

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La machine à sous de Sittman & Pitt

Bien que l’essentiel soit là (le mécanisme du levier et le principe du jeu), cette machine à sous ressemblait davantage à une machine de poker. En effet, les symboles sont des cartes et le concept est celui du poker. Sur la machine se trouvent 5 tambours contenant 50 cartes, faces cachées.

Au lieu d’appuyer sur un bouton, la machine était équipée d’un levier que vous deviez tirer après avoir placé de l’argent à l’intérieur. Ensuite, les tambours faisaient tourner les cartes, et le but était d’obtenir une forte « main » (= une bonne combinaison de cartes, comme au poker).

Les récompenses de ces machines n’étaient pas automatiques. Parfois, le prix pouvait simplement être une bière à récupérer au bar où elles étaient disponibles !

On peut donc voir cet engin comme le précurseur d’une véritable machine à sous.

Charles Fey et la Liberty Bell

La toute première à adopter le principe de symboles n’a été inventée qu’en 1895 par un homme appelé Charles Fey, en Californie. Sa machine (la Liberty Bell, ou « cloche de la liberté », symbole de l’indépendance américaine) comporte trois rouleaux et avait la capacité de déclencher les paiements automatiquement.

Contrairement aux cartes de Sitmann & Pitt, la machine de Fey comportait des symboles : cœur, carreau, pique, fer à cheval sans oublier la fameuse cloche de la liberté qui lui a donné son nom !

Ces symboles devaient s’aligner afin de créer un paiement gagnant. La simplicité de son fonctionnement lui a valu un succès colossal, à tel point que la machine a rapidement été copiée par la concurrence.

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La Liberty Bell de Charles Fey

Sa popularité grandissant, les gens ont commencé à l’appeler le bandit manchot en référence à l’unique levier placé sur le côté de la machine.

Avec beaucoup de succès, Fey finit par ouvrir la Slot Machine Factory en 1896. Aujourd’hui, la Liberty Bell originale ne peut plus être jouée mais peut être admirée au musée de Reno (une ville dévolue au jeu comme Las Vegas) où elle est exposée.

L’évolution des machines à sous : une longue histoire d’innovations

Depuis leur création, ces machines de jeu ont fait du chemin et n’ont cessé de se perfectionner.

Le lancement des machines électroniques a induit un changement de taille très symbolique : la suppression de son levier !

Plus besoin de tirer ce dernier vers le bas pour faire tourner les rouleaux, une simple pression sur un bouton suffisait à les activer. Les rouleaux ont eux aussi évolués, passant au nombre de 5 au lieu des 3 rouleaux d’origine.

Voici un bref historique de ces évolutions :

1891 – Sitmann et Pitt inventent la première machine de jeu basée sur le principe du levier.

1895 – Charles Fey invente la Liberty Bell, première machine à sous avec paiement automatique et 3 rouleaux. À l’époque, le plus gros gain de cette machine était de dix pièces de cinq cents.

1907 – Après l’interdiction des machines à sous en 1902, une nouvelle machine est lancée par un homme nommé Herbert Mills. C’est à ce moment que les premiers symboles de fruits apparaissent sur les rouleaux. A la place de pièces, les récompenses se font sous forme de bonbons aux fruits, d’où son surnom.

1963 – La première machine électromécanique est introduite par Bally. Elle s’appelait Money Honey et intègre des rouleaux électroniques, mais conserve le fameux levier. Elle permet également de payer automatiquement jusqu’à 500 pièces. Au bout d’un certain temps, après avoir gagné en popularité, le levier est retiré de la machine et remplacé par un bouton.

1976 – La toute première machine à sous vidéo est inventée. Elle est créée en Californie par une société de Las Vegas appelée Fortune Coins. La machine originale est équipée d’un téléviseur Sony pour afficher les vidéos sur la machine et est présentée pour la première fois à l’hôtel Hilton de Las Vegas. Peu de temps après, la machine remporte un grand succès et est implantée dans presque tous les hôtels présents sur le strip de Las Vegas.

1994 – Une année qui marque un tournant avec l’apparition du tout premier casino en ligne introduisant les machines à sous vidéo. Enorme succès dans l’industrie du jeu, elle est jouée par des millions de personnes dans le monde entier sans avoir besoin de se rendre physiquement dans un casino.

2012 – Une étude réalisée en Angleterre conclut que les citoyens de ce pays dépensent environ 5 milliards de livres sterling dans des machines à sous vidéo, à la fois en ligne et dans les casinos physiques. Maintenant, imaginez un peu les sommes générées par ces machines à l’échelle mondiale !

Machines à sous en 3D

Il y a quelques années, une toute nouvelle génération de machines à sous vidéo en 3D a débarqué sur le marché. Disponibles en ligne et dans les casinos terrestres, elles ne nécessitent pas de lunettes spéciales pour pouvoir en profiter.

C’est pourquoi les concepteurs essaient de créer des symboles et des personnages aussi vivants que possible (comme dans le jeu Mega Moolah cité au début de cet article, dont vous pouvez trouver une liste ici).

Les graphismes de ces machines à sous ont l’air si réels que l’on a parfois l’impression qu’ils vous sautent aux yeux. Ils sont assez similaires aux machines à sous vidéo, à l’exception de leur qualité nettement supérieure.

Toujours aussi attrayantes, ces machines dernier cri sont la preuve que l’industrie des machines à sous continue de progresser et de se développer chaque jour.

Personne ne peut prédire quelles innovations viendront encore renouveler cette invention plus que centenaire. Mais ce qu’il est étonnant de relever, c’est comment une machine aussi simple est devenue si importante dans l’industrie du divertissement !

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