Le projet RainWorks est une preuve de plus que le street-art embellit notre vie au quotidien. Mais en avions-nous vraiment besoin d’une?

A son origine un homme, Peregrin Church et deux amis à lui. Originaire de Seattle (une ville oú il pleut beaucoup), le jeune homme s’est pris au jeu d’une nouvelle forme de street-art.

Rainworks

Peregrin Church et ses amis

Non-invasive, elle est aussi fun et très positive. Et même… biodégradable !

Sa particularité, c’est qu’elle ne se révèle que lorsqu’il pleut. Avec deux acolytes, Peregrin s’amuse ainsi à peindre des messages emplis de positivité sur les trottoirs de sa ville.

Une très bonne manière de nous faire  sourire lorsque le temps n’est pas à la fête. Je vois également ça comme une façon de révéler la poésie du quotidien d’une jolie manière.

Mais comment cela est-il possible ? Pour réaliser ses messages, l’artiste utilise une sorte de vernis hydrophobique (un répulsif à eau, en d’autres termes).

De cette façon, les passants baissant la tête et empressés de s’abriter peuvent faire une petite pause et s’inspirer un instant.

Les messages en question sont toujours positifs ou invitent au jeu, à retrouver une âme d’enfant même pour quelques secondes.

Par exemple, l’un des pochoirs de Peregrin Church invite les marcheurs à imaginer qu’à partir de ce point, le sol est désormais de la lave. Le genre de jeux typiquement enfantins !

rainworks

« Attention: le sol est maintenant de la lave »

Church s’explique:

J’ai commencé à faire ça il y a un peu plus d’un an. J’ai toujours été intéressé par de nouvelles façons de rendre le monde plus intéressant.

Il a eut l’idée de son concept après avoir vu une pub sur Internet pour un spray répulsif d’eau. Il en a ensuite testé plusieurs pour déterminer lequel était le plus efficace.

Le tout 1er test que j’ai fait n’a pas super bien marché. C’était un simple cœur.

Cependant, c’est ce cœur qu’il a soumis à The Awesome Fondation (« La Fondation Géniale ») qui lui a alloué 1000$ pour encourager son concept.

Depuis, l’homme continue de disséminer ses petites pépites de bonne humeur à la plus grande surprise des passants.

Comme leur auteur le dit sur son site, « il pleuvra de toutes façons. Pourquoi ne pas en faire quelque chose de fun? ».

rainworks

« Erreur 404: soleil non trouvé » (une référence aux pages non-trouvées sur Internet)

Bien vu ! Et pour aider les gens à trouver plus facilement leurs créations, les trois compères ont établi une carte les recensant toutes.

Je trouve vraiment cette initiative originale et bien réfléchie, avec en plus un aspect amusant certain.

Et vous, que vous inspire le concept de street-art invisible de Peregrin Church et ses amis? Vous aimeriez tomber sur des messages de ce genre en marchant par temps pluvieux ?

Dites-nous tout en commentaires !

rainworks

« Un bon cœur est une fontaine de bonheur, transformant tout ce qu’il y a autour en sourires »

rainworks

« Vous avez le pouvoir de faire sourire n’importe qui »

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« Les gouttes de pluie continuent de tomber sur ma tête » (en référence à la chanson de BJ Thomas)

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« Vis, Aime, Ris »

"La gentillesse c'est magique"

« La gentillesse c’est magique »

Rainworks

« J’aime la pluie »

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Rainworks

A droite: sec, à gauche: mouillé

Rainworks

Carré vide: mouillé ; Carré plein: sec

rainworks

« Erreur 404: soleil non trouvé » (une référence aux pages non-trouvées sur Internet)

rainworks

« Combien d’eau pouvez-vous économiser ? »

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5 Réponses

  1. Simonet

    Super cool ce « Rainwork » !!! J’aime la poésie que ça amène. Ca m’a fait pensé à Green Graffiti (http://greengraffiti.com/) on joue avec la nature en ville !
    Vive le design écolo & durable – une source d’inspiration. Merci d’avoir partagé cette découverte ! Bon WE

    Répondre
  2. Marine

    Génial!!!!!!! A votre avis, est-ce qu’il y aurait un caractère illégal à développer ce type de street art en France?

    Répondre
    • Jérémy Ouassana

      Bonjour Marine ! Oui, je le pense dans le sens oú le street-art utilise comme supports le matériel urbain (murs, trottoirs, etc).

      Maintenant si vous me demandez si l’illégalité représente un frein pour le street-art d’une manière générale (y compris le concept Rainworks, donc), je vous répondrais que la loi ne devrait pas avoir à objecter quoi que ce soit lorsqu’il s’agit d’embellir nos villes… et le moral de leurs habitants, par la même occasion.

      De toutes façons, l’illégalité est dans l’ADN de cette forme d’art. Pourtant, elle n’a jamais été aussi populaire que de nos jours. Et c’est tant mieux, non?

      Répondre

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