La curiosité et l’imagination sont deux des plus beaux cadeaux que nous a offert Mère Nature. Tous deux sont d’ailleurs des éléments indissociables de la créativité. C’est un peu comme leur carburant, en quelque sorte.

J’ai souvent vanté les mérites de la curiosité à travers les pages d’Out the Box. Selon moi, être curieux de tout rend le quotidien beaucoup plus excitant. Cela permet aussi d’améliorer notre culture générale par la même occasion. Alors pourquoi s’en priver ?

D’autant qu’une étude datée de 2014 vient confirmer les bénéfices de la curiosité pour notre cerveau.

La curiosité stimule le « circuit de la récompense » présent dans notre cerveau !

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« Le pouvoir de la curiosité a été exulté comme jamais auparavant »

On l’a tous déjà expérimenté, même sans être un grand curieux à la base. Que l’on essaye d’apprendre quelque chose d’ennuyeux et on rencontrera les plus grandes difficultés. À l’inverse, si le sujet nous fascine, on retiendra beaucoup mieux l’information véhiculée.

Des chercheurs se sont intéressés à cette grande question : pourquoi sommes nous plus enclins à apprendre certains sujets plutôt que d’autres ? Ce qu’il en ressort, c’est que la curiosité tient un rôle primordial dans le processus d’apprentissage en nous plaçant dans un état de réceptivité accru.

« Nos découvertes ont potentiellement un grand intérêt pour le public car elles nous renseignent sur la façon dont une motivation intrinsèque – la curiosité – affecte la mémoire » confie Matthias Gruber, l’un des chercheurs.

Elles pourraient suggérer des moyens d’améliorer les méthodes d’apprentissage dans les écoles par exemple.

Comment l’équipe de chercheurs a-t-elle mené son étude ?

L’idée était de comprendre comment un panel d’individus retenait des informations. Ils leur ont donc posés une série de questions en leur demandant de les évaluer de « totalement inintéressantes » à « intéressantes ».

Avant d’obtenir la réponse à une question, on montrait aux participants un visage de façon aléatoire.

Ensuite, les scientifiques ont évalué à quel point leurs sujets d’étude avaient retenu les informations et s’ils parvenaient à se souvenir des visages qu’on leur avait montré. Leurs cerveaux ont été observés à l’IRM pour déterminer quelles zones étaient actives durant ces tâches.

Les résultats ont été sans appel. Plus un participant était curieux à propos d’une question, mieux il avait appris l’information et s’en souvenait.

Les sujets interrogés se souvenaient également mieux des visages (une tâche qui n’avait pourtant aucun lien avec les questions posées) lorsqu’ils étaient curieux concernant une question. Mieux encore, ces effets perduraient au moins 24h après qu’ils aient été exposés aux dites questions.

La curiosité pourrait mettre le cerveau dans une condition qui lui permet d’apprendre et de retenir n’importe quel type d’information, tel un vortex qui aspire ce qui vous motive à apprendre ainsi que tout ce qui se trouve autour, ajoute Gruber.

Les scans réalisés durant les IRM ont clairement montré que certaines zones cérébrales étaient plus actives lorsqu’un individu était curieux concernant un sujet.

C’était notamment le cas de l’hippocampe, une région impliquée dans les processus d’apprentissage et de mémoire.

Le circuit de la récompense, qui utilise la dopamine comme messager chimique, était aussi activée. Cela sous-entend que la curiosité créé de nouvelles connexions entre ce circuit et la mémoire au sein du cerveau.

La curiosité implique le système de récompense, et les interactions entre ce dernier et l’hippocampe semblent mettre le cerveau dans un état dans lequel vous êtes plus enclins à apprendre et retenir une information, même si celle-ci n’a pas un intérêt ou une importance particulière.

Ces découvertes pourraient avoir des implications pour les personnes âgés qui perdent naturellement des fonctions dans leur système de dopamine à mesure que le temps passe. Cela pourrait aussi conduire les scientifiques à découvrir comment les pertes de mémoire surviennent et pourquoi les gens perdent de l’intérêt pour certaines activités en vieillissant.

Et, évidemment, ces résultats pourraient un jour servir à aider les enfants à mieux apprendre !

En résumé, préservez cette magnifique flamme qu’est la curiosité. En plus d’enrichir votre vie, elle est aussi bonne pour votre cerveau !

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