Les jeunes entreprises (« startup« ) qui ont connu un succès fulgurant font rêver tout aspirant entrepreneur.

On fantasme facilement sur un Mark Zuckerberg travaillant « pour s’amuser », dans la pénombre de sa chambre à Harvard, à ce qui deviendra plus tard le réseau social Facebook. On s’imagine J.K. Rowling jetant les bases de la saga Harry Potter sur un coin de nappe en papier dans un restaurant londonien.

L’idée qu’un concept très malin puisse rapidement nous apporter fortune et gloire est en effet séduisante. Mais derrière le rêve se cache toujours une réalité plus concrète.

La « bonne idée » n’est que le début d’un long chemin tortueux.

Parfois, c’est d’un coup de chance (ex : Facebook) que vient l’idée d’une success story. D’autres fois, elle résulte de fines qualités d’observation ayant permis de déceler un besoin. D’autres fois encore, c’est un Eurêka ! qui a fait naître un concept totalement inédit (ex : Google, né d’un rêve de son cofondateur Larry Page).

Mais passé la phase de la bonne idée, une constante demeure parmi tous ces business pour qu’ils deviennent des géants : beaucoup, beaucoup de travail, de prises de têtes, d’échecs, d’inquiétudes, de formalités administratives et de détermination.

Voici deux exemples d’entreprises qui ont su faire fructifier leur bonne idée en succès entrepreneurial !

BlaBlaCar (anciennement Covoiturage.fr)

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Frederic Mazzella, CEO de BlaBlaCar

Peut-être avez-vous entendu parler de ce site de covoiturage ou êtes vous-même l’un de ses utilisateurs. Mais connaissez-vous son histoire ?

Elle démontre qu’une circonstance malheureuse couplée à un bon sens de l’observation peut conduire à une belle success story !

BlaBlaCar est née d’un besoin personnel de son futur fondateur, Frédéric Mazzella.

Alors qu’il devait se rendre en Vendée pour passer Noël dans sa famille, l’entrepreneur a remis à la dernière minute la réservation de ses billets de train.

 

Conséquence logique, tous ceux-ci étaient pleins au moment où il s’est finalement attelé à la tâche. C’est finalement sa sœur qui l’a dépanné en le récupérant chez lui, au prix d’un détour sur son trajet initial.

C’est sur la route que Mazzella a eu le déclic. Il a en effet observé que la plupart des voitures qu’il croisait chemin faisant ne comptaient qu’un seul occupant, leur conducteur.

Il y avait bien des milliers de places disponibles pour qu’il se rende à destination. Cependant, celles-ci n’étaient pas dans un train mais dans des voitures !

Frédéric Mazzella s’est alors demandé comment il pourrait indexer toutes ces places disponibles pour en faire profiter les personnes souhaitant voyager autrement, et moins cher.

L’idée : transposer la pratique du « stop » (pouce levé sur le bord de la route) à l’ère d’Internet. Le concept BlaBlaCar était né.

Plus de 10 ans plus tard, l’entreprise est la plus grande communauté de covoiturage au monde. Elle compte plus de 30 millions de membres répartis à travers 22 pays sur 3 continents et poursuit sa route vers le succès.

Tout cela parce qu’au départ, son fondateur a su transformer une mauvaise expérience en opportunité !

Meetic

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Marc Simoncini, CEO de Meetic

Pionnier dans le secteur de la rencontre amoureuse sur Internet, le site Meetic est un cas d’école en termes de success story sur le Web.

Son créateur, le français Marc Simoncini, en a eu l’idée en 2001 alors qu’Internet n’en était qu’à ses balbutiements en France.

Au cours d’un dîner entre amis, Simoncini constate la difficulté de rencontrer un/e partenaire amoureux/se. Tant de célibataires rencontrant le même type de soucis…

Il n’en fallait pas plus pour faire germer l’idée d’un nouveau concept dans l’esprit de l’entrepreneur, qui n’en était pas à sa première tentative de business :

Je me suis dit que si trois personnes sur quatre étaient dans le même cas, le marché devait être potentiellement énorme… et j’ai créé un site de rencontre.

 

La première force de Simoncini est d’avoir eu le nez creux en flairant l’énorme potentiel économique du dating sur Internet.

Mais surtout, l’homme a énormément travaillé pour faire de son concept un succès. Il a toujours remis en question son modèle économique pour l’adapter à l’air du temps et a lancé des projets innovants pour se réinventer (Smart Watch, applications mobiles, évènements réels de rencontres entre célibataires, etc).

Aujourd’hui, Meetic c’est environ 350 salariés dans le monde, des dizaines de millions de membres et des millions de connexions quotidiennes.

Le concept a très bien su s’exporter hors des frontières hexagonales car il surfe sur un modèle porteur et universel : la recherche de l’âme sœur.

Et vous, que pense-vous du rôle de la créativité lorsqu’on lance son affaire ? Avez-vous des exemples de startups qui vous ont marqué par leur créativité ? Partagez vos impressions en commentaires !

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