Robert Johnson est considéré comme l’un des plus grands interprètes de blues de tous les temps.

Ses succès ont inspiré de nombreux et prestigieux musiciens du 20ème siècle : Muddy Waters, Eric Clapton, Bob Dylan, Led Zeppelin ou encore les Rolling Stones, pour ne citer qu’eux.

Mais s’il est entré dans la légende, ça n’est pas seulement pour ses talents musicaux.

La mythologie autour de Robert Johnson vient d’une histoire voulant qu’il ait acquis sa virtuosité après avoir passé un pacte… avec le Diable en personne !

Le mythe Robert Johnson

Robert Johnson est né le 8 mai 1911 dans le Mississippi (USA).

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Il a beaucoup voyagé au cours de sa brève carrière, jouant partout où il le pouvait. Ses succès se résument aux 29 chansons qu’il a écrites et enregistrées à Dallas et San Antonio de 1936 à 1937.

Johnson a été véritablement reconnu lorsque son travail a été réédité d’abord dans les années 60, puis dans les années 90.

Mais une grande partie de la vie de Johnson est enveloppée de mystère.

Son House, un musicien de blues contemporain de Johnson, a affirmé que ce dernier était un joueur d’harmonica décent, mais un guitariste médiocre avant de disparaître quelques temps. A son retour, il était métamorphosé et était devenu un guitariste hors-pair !

La légende veut que Johnson ait pris sa guitare et se soit rendu au carrefour des autoroutes 49 et 61 (dans le Mississippi), où il aurait fait un pacte avec le diable : devenir un guitariste virtuose en échange de son âme.

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Robert Johnson, le Diable aux trousses…

Lorsqu’il revint en ville, les musiciens qui s’étaient moqués de lui par le passé voulurent savoir comment il avait fait pour acquérir un tel talent.

Et, toujours selon la légende, Johnson leur aurait répondu qu’il s’était rendu au carrefour juste avant minuit par une nuit de pleine lune. Un homme l’y attendait, et lui aurait proposé ce marché alléchant qu’il ne pouvait refuser.

Prenant la guitare de Johnson, le Diable l’aurait accordée puis aurait joué quelques notes avant de lui rendre l’instrument.

Après une carrière éclair mais flamboyante, Robert Johnson meurt en août 1938 à l’âge de 27 ans. Il aurait été empoisonné par le mari d’une femme qu’il fréquentait… De fait, il deviendra le 1er musicien du Club des 27 à mourir prématurément.

Des indices cachés dans ses chansons

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Le « Hellhound »

Plus étrange, il semble que Robert Johnson lui-même ait entretenu son mythe en parsemant ses chansons de traces ésotériques. Au moins six de ses morceaux contiennent des références au Diable ou au paranormal.

Ainsi, dans Me and the Devil Blues, il chante : « Le Diable et moi marchions côte à côte ».

Voici également un extrait troublant de sa chanson Hellhound on my trail:

« Je dois continuer de bouger, je dois continuer de bouger,
Le blues s’abat comme la grêle, Le blues s’abat comme la grêle,
Et les jours ne cessent de me préoccuper
Il y a un chien de l’enfer à mes trousses… »

A noter que le Hellhound est une créature mythologique chargée de collecter les âmes de ceux ayant pactisé avec le Diable…

Le fin mot de l’histoire

Bien que la légende autour de Robert Johnson soit tenace, il semble bien improbable qu’il ait réellement passé un accord avec le Malin.

En réalité, il serait retourné dans sa ville d’origine pour retrouver son père et aurait rencontré Ike Zinnerman, un bluesman qui deviendra son mentor. Il s’entraîna alors durement, joua régulièrement dans des tavernes toute la nuit durant et enrichit son jeu de diverses influences.

Il aurait même « emprunté » sa légende à un autre bluesman, Tommy Johnson. Le folklore vaudou, très vivace à l’époque de Johnson, aurait participé à répandre sa légende.

Quoi qu’il en soit, on peut remercier Robert Johnson pour son colossal héritage à la musique contemporaine : sans lui, la country, le rock, le jazz, la pop et tous ses dérivés n’auraient peut-être jamais existé !

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