Aujourd’hui, je participe à l’évènement « A la croisée des blogs » organisé par le site DéveloppementPersonnel.org. Le thème de ce mois-ci, proposé par Dominique du blog choisirlebonheur : la dépression.

Si vous souhaitez vous aussi écrire un article sur le sujet, rendez-vous sur cette page avant le 15 septembre.

La dépression… Un thème qui dénote avec l’esprit fun de ce site, mais dont il faut parler car il fait aussi partie de la vie.

Certains l’appellent le Mal du Siècle. Pourtant je pense que la dépression a toujours existé… mais qu’elle tend à se développer depuis l’ère moderne, où l’humain à moins une place définie et se sent plus comme un pion sur l’échiquier de l’existence.

la-depressionSource

Perte des repères, des valeurs, des croyances. Aliénation virtuelle, difficultés financières, personnes toxiques. Et cette foutue météo ^^ Les raisons de sombrer dans la dépression sont nombreuses. Est-ce qu’il faut pour autant la laisser s’installer sans lutter ? NON !

Pour démontrer cela, je vais vous conter l’histoire de deux personnes que je connais bien. Elles représentent deux états d’esprit différents face à la tyrannie imposée par nos pensées noires.

Lutter ou se laisser dévorer

pensees-negatives

« Mes pensées m’ont plus détruit que le pourraient des lames »

Tout d’abord, recadrons un peu : qu’est-ce que la dépression? La dépression est une maladie psychique, et se démarque ainsi du « simple » coup de blues ou d’un penchant à la mélancolie.

Elle se caractérise par une tristesse, un découragement, accompagné d’une perte de confiance et d’estime de soi.

Souvent, des symptômes physiques viennent compléter l’ensemble : maux de tête, d’estomac, problèmes de sommeil, agressivité (physique ou verbale), etc.

L’histoire de Mr J.

Mr J est un bel homme, la bonne trentaine, instruit et gagnant bien sa vie lorsqu’il travaille. Il dispose d’une famille qui l’aime, est présente pour le soutenir et lui donner les conseils les plus sincères pour l’aider à remonter la pente. Comme tout le monde, il a eu des mauvaises expériences dans la vie : un père peu présent, déceptions amoureuses, difficultés professionnelles, etc.

Seulement voilà, Mr J. est dépressif depuis des années. Il tente bien de se soigner vaguement, en prenant des antidépresseurs et en consultant une thérapeute. Mais au fond, il ne croit pas vraiment que cela puisse l’aider puisque personne ne peut concevoir l’ampleur de son mal être.

Pour camoufler ce dernier, il boit. Mais le whisky ne résout en rien ses problèmes, c’est même l’exact inverse. La vie l’ennuie, les gens l’ennuient… Il ne vit pas mais survit, et pour lui chaque jour est semblable au précédent.

Son appartement, où il vit seul, est vide de décoration, un peu à l’image de son âme. Il attend le jour ou « ça ira mieux », sans comprendre qu’une amélioration ne peut venir que de sa réelle volonté à l’atteindre.

L’histoire de Miss L.

Parle-à-ma-mainEncore dans la vingtaine, Miss L. est une étudiante qui réussit à force de travail et d’ambition. Dépressive depuis plusieurs années, elle se fait aussi aider par une thérapie et des médicaments.

A la différence de Mr J., elle croit que la vie vaut la peine d’être vraiment vécue. Ainsi, elle lutte pour s’en sortir et ne pas se laisser submerger par son mal-être.

Pourtant, les circonstances ne jouent pas en sa faveur : père décédé il y a 5 ans, tante proche (une seconde mère) perdue il y a 1 an et demi; Mère alcoolique et « toxique » qui a fini par la chasser du domicile familial, problèmes de santé, etc.

Bref, un parcours semé d’embûches. Mais ces épreuves, elle les surmonte car pour elle l’abandon n’est pas une option. Elle considère que se battre pour être heureuse, c’est un devoir qu’elle a envers elle-même et ceux qui l’aime.

Son futur, elle l’imagine comme le résultat des fondations qu’elle bâtit actuellement. Il sera fait de rires, de partages, d’amis; d’un travail qui a du sens pour elle; de voyages, de découvertes… et bien sûr, de bonheur.

« C’est plus facile à dire qu’à faire »

yoda-calm-carry-on

« Le calme tu garderas et prendre soin de toi tu devras » – Yoda

Voilà ce qu’on peut être tenté de se dire à la lecture de cet article. Et je suis d’accord avec cela.

Mais je pense qu’un état d’esprit solide, motivé à ne pas se laisser s’abattre, fait la différence entre une personne qui s’enlise dans la maladie et une autre qui s’en sortira.

Paradoxe évident : on n’a pas cette mentalité lorsqu’on est dans un état dépressif.

Quels conseils concrets donner dans ce cas ? Que faire contre la dépression ?

  1. D’abord, soyez impartial envers vous-même. La vie vous a fait des crasses, OK. Mais vous avez le pouvoir de diriger votre destin vers une voie qui vous avantage.
    Personne ne vous apportera ce bonheur tant espéré sur un plateau; Il vous faudra puiser cette force en vous, faire les efforts nécessaire pour remonter la pente et s’y tenir. Ce qui m’amène au conseil n°2…
  2. Refusez fermement l’auto-apitoiement. D’une part, c’est mauvais pour vous car ça rabaisse encore votre estime de vous-même. Ensuite, cela finit par lasser ceux qui vous soutiennent et déplorent que rien n’évolue.Étant un partisan de la pensée positive, je pense également que nous sommes ce que nous pensons. Si vous vous rabâchez que vous êtes le dernier des ratés, vous tendrez vers cet état de fait. Ainsi, même dans les périodes sombres, coupez court à toutes les pensées négatives ressassées et remplacez-les par des mantras positifs (à l’image de la Méthode Coué).
  3. Entourez-vous, obligez-vous à sortir (amis, famille)… même si vous n’en avez aucune envie. Refuser l’auto-apitoiement, ça ne signifie pas tout garder pour soi et ne jamais « vider son sac ». Écoutez ce qu’on vous dit, et agissez en conséquence.
  4. Soyez altruiste et essayez de vous rendre utile. C’est gratifiant, excellent pour l’estime de soi et ça donne un peu plus de sens à votre vie.
  5. Essayez-vous à la méditation. Les bienfaits de cette pratique ne sont plus à démontrer, en particulier sur le plan mental. Je vous conseille vivement la lecture de cet article pour vous en convaincre.Edit suite à un commentaire : il semblerait que la méditation soit davantage préconisée comme un outil visant à prévenir les rechutes plutôt qu’un moyen pour sortir de la dépression lorsqu’elle est installée. Avant d’entreprendre quoi que ce soit, consultez une autorité médicale.

Écoutez le deuxième couplet de la chanson, où le chanteur énumère tous les petits plaisirs qu’il faut réapprendre à apprécier

Comme toujours, vous êtes vivement encouragés à livrer votre expérience de la dépression (ou vos impressions sur cet article) en commentaires !

Envie d’un petit bol d’oxygène après cet article un peu pesant? Replongez-vous dans ce dossier publié il y a peu : « Pourquoi rit-on ?« 

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  • elle est sorti de sa dépression

15 Réponses

  1. malou

    Bjr Jérémy,

    J’ai trouvé ton billet très intéressant et pas du tout hors contexte dans ton blog, parce que distiller des pensées positives c’est super, mais dans ce cas de figure si elle ne peuvent être perçues par les personnes atteintes de ce mal qu’est la « dépression » c’est un peu de l’énergie de perdue ? je le crois très sincèrement … En médecine chinoise, et en tao énergétique que je pratique (un peu la psy de la mtc pour faire court) on traite très bien ces maux (je dis maux parce que comme tu le décris très bien, c’est généralement accompagné par maux de tête, maux d’estomac et d’autres …) ! Le grand coupable en mtc : le foie ! mais pas que ! de la même façon que le bonheur est un état d’esprit en premier lieu, les personnes qui sont touchées par la « dépression » ont un terrain fertile et en énergétique on va relancer au niveau du méridien du foie et vésicule biliaire pour aider à se remettre en cause, prendre les bonnes décision (pour soi) et surtout se mettre en action …. et ça marche dans la plupart des cas ; d’ailleurs anti dépresseurs vont accentuer le mal être, même si l’on pense que cela aide dans un premier temps ; les thérapies ? pourquoi pas ! mais va t on chercher réellement les causes ? un être humain est à traiter dans sa globalité, chaque histoire est différente (comme tu le soulignes avec les 2 personnes dont tu racontes l’histoire) !
    On cherche à l’heure actuelle à faire taire la maladie (mal a dit) à force de médication, sans chercher à en trouver les causes profondes …… c’est à mon sens là qu’il faudrait chercher …. je prêche pour ma « paroisse » ? sans aucun doute ! je crois fort en ce que je fais et surtout dans le bien que procure cette médecine L O G I Q U E qui traite l’humain dans sa globalité et ne le découpe pas en morceau, tête ou esprit et corps séparé ….. quand le corps parle, il faut l’écouter ….. merci à toi d’avoir soulever cette question …. 🙂

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    • Jérémy Ouassana

      Bonjour Malou et merci de ton commentaire,

      Je pense qu’il faut être ouvert et ne pas se refuser les « médecines alternatives ». Dans le cas de la médecine chinoise, par exemple, on sait depuis longtemps qu’elle est l’une des bases de la médecine actuelle.

      Après, je ne suis pas aussi tranché que toi concernant la médication dans le cas de la dépression. Je n’ai jamais été un partisan de la prise de médicaments pour tout et n’importe quoi, mais force est d’admettre que les antidépresseurs sont un soutien important dans certains cas.

      Miss L. , par exemple, présente deux facettes différentes selon qu’elle prend ou non ses antidépresseurs. Et c’est la facette « avec antidépresseurs » que je préfère, sans aucune hésitation. C’est une béquille, et la thérapie vient ensuite pour traiter les problèmes de fond et faire la paix avec soi-même.

      Vu comme ça, je vois ça comme deux éléments complémentaires et non plus dissociants. De plus, le but de la thérapie est justement de déterminer les causes du mal-être en amenant le patient à l’introspection. Une introspection plus poussée qu’il ne le pourrait seul.

      Bref, en matière de bien-être, je crois que la conjugaison des approches ne peut qu’être bénéfique !

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  2. sauge

    Il semble qu’il y ai une limite entre déprime et dépression. une limite qui change tout une limite au dela de laquelle il n’est plus possible de « ne pas se laisser abattre » . Pour ne reprendre que le conseil de la meditation, si celle ci a été validée par plus de 50 études scientifiques dans la prévention des rechutes depressive car elle permet de percevoir quand on rebascule dans la dépression et d’agir juste a ce moment en mobilisant vos conseils; mais dès lors que la plongée est faite la méditation est fortement déconseillée car l’esprit n’est plus capable de sortir de ses idées noires. Dans la dépression le il ne faut pas se laisser abattre est un piege immense tant il culpabilise le dépressif en lui disant que son état est de sa responsabilité. Or toutes les études montrent que ce n’est pas vrai. attention donc a ce genre de phrase qui font encore plus plonger le dépressif. Merci de ce debat.

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    • Jérémy Ouassana

      Bonjour Jean-Luc, et merci de ton commentaire.

      Je fais bien la distinction entre déprime et dépression : « La dépression est une maladie psychique, et se démarque ainsi du « simple » coup de blues ou d’un penchant à la mélancolie. »
      Et je pense aussi que certaines dépressions sont plus graves que d’autres.

      Mon but n’est pas de faire un article simpliste et dénué de réflexion. Je connais bien la dépression pour côtoyer des dépressifs diagnostiqués dans mon cercle proche.

      Cependant, je reste convaincu que le caractère de la personne et sa volonté à combattre sa maladie, à « s’en sortir », est un critère essentiel à sa guérison. Ensuite, je te rejoins sur le fait que l’état du dépressif n’est pas de sa volonté. On ne devient pas dépressif parce qu’on est faible mais parce qu’à un moment, pour tout un tas de raisons, on a été affaibli. Et cette nuance fait toute la différence.

      Pour autant, je pense qu’il est essentiel de se convaincre du fait de ne pas se laisser abattre. Aucune culpabilisation là-dedans, simplement une sorte d’instinct de survie. Encore une fois, ça dépend du caractère de la personne.

      Enfin, concernant les conseils, il faut garder en tête qu’ils proviennent d’un blogueur et non d’un thérapeute. C’est avant tout du bon sens; Mais tu as raison, je vais modifier mon paragraphe concernant la méditation pour ne pas induire mes lecteurs en erreur 😉

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      • catherine

        Bonjour,

        Diagnostiquée, avec raison, dépressive chronique depuis un an, ma vie est un combat de tout les instants.
        Pas que j’ai été dépressive toute ma vie, mais j’ai eut 3 épisodes lourds de dépression.
        Les raisons de ma dépression me sont connues. Mais il est impossible d’effacer son passé (non désirée par ma mère et adolescence violée)
        J’essaye d’être positive. Je le suis souvent. Je sais appréciée les petits plaisirs de la vie.
        Mais régulièrement, je sombre dans des phases dépressives graves pouvant aller à la tentative de suicide. En fait à chaque instabilité majeure qui peut frapper la vie.
        Je suis entourée mais cette maladie se vit seule intérieurement.
        J’ai eut des phases neutres ou la dépression est venue me titiller régulièrement.
        Il suffit de peu pour basculer dans son passé martyrisé : une expression, une odeur, un visage.
        Dans ces cas la, je tombe. Je m’écroule. Je redeviens celle d’autrefois.

        Tu dis qu’il faut se citer des mantras positiver…S’aimer !
        Dans ces cas la, tu n’y arrives pas. Il faut juste serrer les dents et lorsqu’on a finit de couler, on n’a plus qu’à remonter à la surface.

        Je ne me suis jamais apitoyée sur moi. Je suis même très dure avec moi et altruiste et gentille avec les autres…trop d’ailleurs, des proches en ont abusées parfois.
        Je pratique la méditation depuis plus de 20 ans. Je vais aux musées, à des resto signes (sans être malentendante), fais de la photo, jamais seule.

        Mais le mal être qui est en moi revient régulièrement. Je suis actuellement suivi par un psychiatre pour les béquilles médicamenteuses et une thérapeute pour retrouver un équilibre.

        Le bonheur j’y ai cru. Malheureusement je suis tombée sur un bipolaire. Rencontre lors d’une phase euphorique,quelques années de joie et puis phase destructrice de sa part ou il m’a entraînée dans sa chute.
        Est ce que j’y crois ? je ne fait que l’espèrer pour l’instant.

        Juste encore l’envie de dire qu’effectivement c’est un combat de tous les jours pour lutter contre cette maladie. Ce combat je le mène depuis bientôt 30 ans, et je le mènerais toujours parfois avec des béquilles, parfois sans.

        Je ne suis pas triste de cela. Il est même important que j’en ais conscience pour apprécier la vie.
        Oui lutter contre la dépression toujours. Je ne guérirais pas car on ne guérit pas des souffrances de son enfance.
        Je ne me bats pas parce que je suis plus forte, juste parce que j’ai un instinct de survie.

        Je voulais dire qu’il y a autant de manière de lutter contre cette maladie qu’il y a de malades.
        Par exemple, j’ai refusé de m’auto apitoyée sur moi, pensant ce que tu as écrit. C’était une erreur, m’apitoyée sur moi a été une phase de ma thérapie de ces derniers mois. Pleurer et me reconnaître victime. Panser ses plaies psychologiques comme on soigne les plaies physiques.
        Pour éviter les rechutes, il faut bien passer par la. Par contre, il faut aussi en sortir après. Ne pas être une éternelle victime de la vie.

        Voila c’est juste le témoignage d’une dépressive.
        Cordialement.
        Catherine

  3. Dominique Chayer

    Bonjour Jérémy.

    Tout d’abord merci à toi pour avoir participé à mon édition du festival à la Croisée des Blogs.

    Lutter contre la maladie de la dépression, vouloir s’en sortir et se rattacher à de petits plaisirs et à un avenir meilleur… tout cela peut aider les gens dépressifs à s’en sortir. Et s’ils sont capables de penser de cette manière, ils sont déjà sur la bonne voie!

    Malheureusement, il faut avoir un minimum d’énergie et les idées assez claires pour réussir cette lutte.

    Certaines personnes sont tombées beaucoup trop bas pour lutter et affronter la maladie.

    L’énergie n’y est plus, l’envie de tout abandonner est omniprésente…

    Pour ces personnes-là, le lâcher-prise sera peut-être une meilleure option pour quelques temps.

    Prendre le temps de se reposer, de récupérer et surtout d’aller chercher une aide extérieure.

    Je suis d’accord avec toi pour l’utilisation des médicaments : ceux-ci peuvent être d’un grand secours et une béquille plus que nécessaire pour éviter parfois le pire…

    Merci encore pour ta contribution 🙂

    Dominique

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  4. Miaou Isabelle

    Je pense , pour etre sortie de deux depressions suite à des traumatismes assez consequents, que la phase la plus importante pour sortir dune dépression est l’acceptation.
    La personne ne peut reagir qu’en acceptant son etat, et là et seulement là , la personne a la possibilité d’aller de l’avant.

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  5. [email protected] Positive Attitude

    Qu’on parle de dépression ou pas, de bien-être ou même de bonheur (allez, soyons fou !), sa propre attitude fera toujours la différence. Ou du moins une telle différence que c’est très certainement le premier point à travailler.

    Pour en revenir au sujet de l’article, tu donnes de bons conseils. Le point essentiel étant le #3, en particulier « obligez-vous à sortir », car j’aurais tendance à la généraliser en « obligez-vous à agir ». Quelque soit l’action : de bêtes tâches du quotidien, une tâche en particulier qu’on repousse, prendre l’air, faire de l’exercice. Avoir la sensation de faire et de ne pas s’enferrer me semble essentiel pour sortir de la torpeur et de la négativité.

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  6. Isabelle

    Bonjour,

    Je suis sur le bord d’une dépression solide à chaque jour ou deux jours, je ne sais plus. Ça fait un an que j’attends pour une aide thérapeutique.. J’ai été cherché de l’aide à plusieurs endroit mais à chaque fois c’est la liste d’attente interminable. Je n’ai personne à qui parler plus de famille sauf une mère égocentrique et pas réconfortante et plus d’amis. Chaque jour, je m’oblige à avoir un horaire rempli, sport travail, travaux de menuiserie, cuisine… Et je pleure pourtant à chaque jour en plein milieu d’une activité. J’ai vraiment essayé tout, ma conscience ne suis plus. J’essaie à chaque fois de m’en sortir, rencontrer du monde, ça ne fonctionne pas. Mes problèmes sont interminable et je les ai accepté sauf qu’ils demeurent là dans ma tête.

    Je ne veux pas prendre de pilules… J ai essayé et je ne suis pas capable de me concentrer pour faire une activité, c est pire. Je veux consulter mais un psy à 100$ par semaine c’est au dessus de mes moyens. Je peux payer maximum 30$ selon mon revenu et c’est jamais mon tour. Peut-être que le suicide est finalement la seule option pour être écouté. A quoi ça sert de vivre si ce n’est que d’être malheureux à l’année longue. J ai 30 ans et je sais très bien qu’en vieillissant ça ne peut qu’empirer. Dans mon cas.

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    • Jérémy Ouassana

      Bonjour Isabelle,

      Premièrement, merci pour ton commentaire. Ce que je lis m’attriste profondément, vraiment. J’ai moi aussi 30 ans et malgré toutes les difficultés qui se présentent dans ma vie, je n’envisage pas une seule seconde le suicide comme une solution. Et tu dois tout faire pour que ça ne soit pas non plus ton cas ! Le suicide n’est JAMAIS une solution, juste un abandon doublé d’un immense gâchis.

      Je ne suis pas psychologue, mais pour connaître des dépressifs je peux te dire que la médication est déjà une sacrée béquille pour sortir la tête de l’eau et se détacher un peu de ses idées noires. Si un traitement n’a pas bien fonctionné sur toi, c’est peut-être simplement qu’il n’était pas adapté. Retournes voir ton médecin et demandes lui un autre traitement sans tarder.

      Les symptômes que tu décris (difficultés de concentration, problèmes à conserver un cercle social, etc) sont caractéristiques de la dépression où l’on se renferme sur soi-même et son mal-être. Tu comprends ce que ça signifie ? Que la vie est-ce qu’elle est, elle peut être merveilleuse comme tout à fait injuste: notre capacité à l’apprécier dépend en grande partie de notre état d’esprit. Tu vois la vie comme une accumulation de malheur principalement parce que tu y es conditionnée par ta maladie.

      D’autre part, la personne dépressive dont je parle dans cet article et qui a décidé de lutter se fait aider gratuitement par une psychologue. Des aides comme celles-ci existent aussi au Canada, j’en suis certain. Renseignes-toi auprès d’organismes sociaux de ta ville ou ton quartier (assurance maladie…) ou encore ta mairie, en expliquant clairement que ton besoin d’aide est très urgent. Et s’il te plaît, reconsidères les anti-dépresseurs, ça aide déjà énormément (il suffit d’essayer plusieurs traitements jusqu’à trouver celui qui te convient le mieux).

      Bon courage Isabelle, et ne fais pas de bêtise: tu as plus à vivre et à apporter au monde que tu ne peux le penser.

      Jérémy

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  7. Morgan

    Après un burn-out à seulement 16 ans (je faisais tellement d’activités que je me suis surmené, en négligeant mon sommeil), j’ai fait une énorme dépression. Manque de sommeil, stress permanent, je suis d’abord allé voir une pédopsychiatre qui m’a prescrit des anti-dépresseurs qui m’ont aidé à me remettre sur pied une première fois. J’ai fait un deuxième épisode deux mois plus tard, et j’ai décidé de me mettre à la sophrologie et l’EFT, avec en parallèle un traitement homéopathique qui a été très efficace. La dernière semaine d’avant ces vacances, je suis retombé pendant une semaine et demi dans un épisode de dépression sévère. Ce que je peut dire d’expérience, c’est que le plus important est de voir ses amis, même si dans ces moments on ne voudrait voire personne ou dans mon cas ne pas qu’il voie notre mal-être. Même si c’était difficile, le fait d’avoir leur point de vue m’a énormément remonté le moral, et c’est en parlant de mes soucis à mes amis et à ma famille que je me suis remis sur pied. Les techniques de méditation et d’auto-guérison comme le protocole EFT sont très bien pour prévenir les rechutes et guérir les traumatismes que l’on a depuis son enfance (pour moi le décès de mon père, un beau-père alcoolique). Je suis aussi partit voir un hypnothérapeute, très efficace, il reprogramme l’inconscient en le mettant à jour et les effets sont quasi-immédiat dès la première séance. Tout cela pour dire que dans ces moments on se bataille contre soi-même, la première phase est de se dire que l’on est comme cela pour le moment, que c’est passager. La deuxième est de revoir ses amis, puis ensuite de retrouver des projets positifs. Ensuite le reste arrive naturellement, on retrouve ses valeurs, ses principes, et je suis aujourd’hui serein, même si cette épreuve m’aura sans doute fait grandir un peu plus vite j’ai aujourd’hui tous les outils en main pour vivre une vie heureuse et gérer mon stress et mes émotions.

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